Quand on débute avec la méthode symptothermique, se pose la question cruciale du thermomètre... de base on lui demande 2 choses:
Il doit être
- fiable
- facile d'utilisation
Et bien que la technologie ait fait des progrès, fait est de constater que le bon vieux thermomètre analogique n'a pas encore trouvé son égal parmi les thermomètres digitaux.
Le thermomètre au mercure étant interdit à la vente, il existe des versions au gallium qui fonctionnent sur le même principe: le liquide à l'intérieur se dilate et la température atteinte par le capteur est visible sur la graduation externe.
Un thermomètre électronique, lui, mesure la variation de température entre son capteur et l'endroit où on l'introduit. S'il se trouve sous un oreiller il partira d'une autre température que s'il est sur un endroit froid. Si vous l'insérez avant de l'allumer, il aura le temps de se réchauffer avant la mesure etc...
Les deux thermomètres ont une fiabilité de +/- 0,1°C comme le mentionne leur notice. Mais cela ne veut pas non plus dire exactement la même chose. Voici un exemple concret:
Un corps est à 36,00°C. Le thermomètre analogique affichera "au pire" 36,10°C ou 35.90°. Idem pour le thermomètre digital. Cependant, la déviation du thermomètre analogique sera toujours la même (soit vers le haut, soit vers le bas), alors que le thermomètre digital pourra vous afficher 35.9°C un matin, puis 36,1°C le matin suivant. Ce qui équivaut à une marge de 0,2°C pour le thermomètre digital, assez pour "feinter" un plateau haut en symptothermie.
J'ai voulu voir ce que cela signifiait concrètement et j'ai mesuré pendant presque 3 semaines ma températures avec les deux thermomètres en parrallèle, dont ci-dessous les résultats.
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| Comparatif mesures thermomètre analogique/digital |
A première vue, les deux lignes semblent raisonnablement similaires. Toutefois, il y a toujours un écart, mais rarement le même. On varie entre "identique" et 0,2°C de différence (cela rejoint mon explication ci-dessus). Le 13ème jour, on constate même une inversion de la courbe, le thermomètre analogique monte, le digital descend.
J'ai été moi-même très surprise des variations de cet ordre, mais depuis je suis vraiment convaincue et je ne peux absolument plus recommander le thermomètre digital.
D'autres petits points positifs du thermomètre analogique que j'ai trouvé sont le côté écologique/pratique: pas de piles à changer, et donc pas de pannes de pile.
Vu qu'il ne fait pas de bruit, il est discret à l'utilisation.
Et même les 3-5 minutes de prise de température qu'il lui faut en vaginal ou en rectal ne sont pas dramatiques. Il mérite également d'être précisé que l'on recommande la même chose pour le thermomètre digital (le garder en place après le bip car il continue à mesurer).
La température n'a même pas besoin d'être lue immédiatement (sur les nouveaux au gallium uniquement). La jauge ne baisse que lorsqu'on la "secoue" (plus de précisions dans le paragraphe plus bas) et on peut ainsi lire la température même le soir.
Pour faire baisser la jauge, le plus simple est d'utiliser la force centrifuge: on insère le thermomètre, pointe vers le bas, dans une petite chaussette non trouée (celles pour bébé marchent le mieux) et on la fait tourner, façon Patrick Sebastien:
En quelques secondes, la jauge est revenue à son niveau initial et le thermomètre est prêt à être réutilisé.
On ne doit pas faire dépasser la température maximale au thermomètre (38.5°C pour la version basale, 42°C pour le thermomètre classique) sous peine de l'abîmer irrémédiablement. Hors de question donc de le faire bouillir pour le stériliser, il vous faut pour cela utiliser plutôt de l'alcool.
J'utilise le thermomètre de la marque Geratherm et les points suivants portent sur mon propre thermomètre, le Geratherm Basal. D'autres thermomètres
Comme mentionné plus haut, un "simple" thermomètre analogique pour la fièvre suffit également. Il a l'avantage de pouvoir être utilisé pour mesurer la fièvre. Le thermomètre basal, lui n'a qu'une faible amplitude. Mais il a l'avantage d'être fourni dans une housse "loupe" plus résistante et qui l'empêche de tomber et minimise ainsi le risque de casse, en plus de permettre de mieux lire les températures. Personnellement, c'est un petit détail que j'apprécie beaucoup.
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| A gauche, le Geratherm basal avec sa housse "loupe", à droite le Geratherm classique |
Voilà pour le thermomètre de la méthode sympto-thermique. S'il vous reste des questions, je vous réponds volontiers.

